La décomposition de la matière organique (compost, fumier) produit de la chaleur pendant des semaines. Elle a servi à chauffer des couches de culture, de l'eau et des bâtiments.
Alain Liébard, André De HerdeTraité d'architecture et d'urbanisme bioclimatiquesConcevoir, édifier et aménager avec le développement durableObserv'ER, 2005
p. 86a-86bConstruire avec le climat
Les apports internes : chaleur des occupants selon l'activité (de 114 à 406 W), des appareils et de l'éclairage ; dans une classe chauffée à 18 °C, la seule présence des élèves porte l'air à 25 °C en 45 minutes.
Olivier JandotLes délices du feuL'homme, le chaud et le froid à l'époque moderneChamp Vallon, 2017
Chapitre 5, Les stratégies de lutte contre le froid
Haut Dauphiné et Oisans : l’hiver se passe à l’étable avec les bêtes, dont le souffle remplace le feu ; à Besse-en-Oisans, la famille vit dans un coin de l’écurie et les pauvres se regroupent à la veillée dans l’étable la mieux garnie.
Chapitre 6, Un monde de l’économie permanente et de la chaleur rare
Chaleur des bêtes et du fumier : cohabitation attestée en Bretagne, Picardie, Beaujolais ; lits posés sur des caisses à moutons ; malades et personnes gelées réchauffés en les enfouissant dans le fumier (Ambroise Paré, Jamerey-Duval en 1709).
Chapitre 6, Un monde de l’économie permanente et de la chaleur rare
Chaleur humaine : on dort à trois, quatre ou cinq par lit, on s’entasse aux veillées dans des pièces calfeutrées ; le contact d’autres corps sert à réchauffer un enfant transi (Thomas Platter).
Chapitre 6, Un monde de l’économie permanente et de la chaleur rare
Description et fonctionnement des escraignes d’après Tabourot (1588), confirmés par l’évêque de Troyes (1680) ; caves et pièces calfeutrées servant aux mêmes veillées.
Annexes
Texte intégral du prologue des Escraignes dijonnoises décrivant la construction, l’entrée tournée à l’abri du vent et l’économie de bois obtenue.
Simos Yannas (dir.)Passive and Low Energy ArchitectureProceedings of the Second International PLEA Conference, Crete, Greece, 28 June – 1 July 1983Pergamon Press, 1983
p. 105ch. 1, Section 1 – Buildings and projects
Crèche athénienne : 75 enfants par bâtiment élèvent la température jusqu'à 8 °C en pointe ; base de degrés-jours ramenée à 13 °C, soit 350 au lieu de 1 187, puis 65 % du reste couvert par le solaire passif.