Ressources ouvertes d’architectures
Des outils et une documentation libres pour concevoir l’architecture avec le climat : comprendre un site, choisir des dispositifs, et recourir au calcul pour vérifier ses choix de conception.
Les trois modules
Pourquoi ce projet
En finir avec le solutionnisme technologique
Le secteur du bâtiment est responsable d’environ 21 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (31 % du CO₂), dont plus de 80 % liées à l’usage des bâtiments¹. Chauffage, climatisation, ventilation mécanique, éclairage : ce confort repose sur des machines rendues possibles par l’abondance des énergies fossiles, et dont nous sommes devenus dépendants.
Ces machines tiennent mal leurs promesses. Sur le terrain, on les éteint parce qu’elles sont bruyantes, on renonce à piloter des interfaces trop complexes, on paie un entretien coûteux, et l’on constate un écart de performance entre le bâtiment calculé et le bâtiment réel.
Les outils de calcul eux-mêmes modélisent le bâtiment comme une boîte hermétique, plutôt que comme un milieu ouvert et habité. Leur précision apparente repose sur des hypothèses simplificatrices, là où une compréhension sensible du site, des usages et du climat suffirait parfois à faire mieux avec moins.
D’où vient l’écart de performance
Conception
L’effet prébond : erreurs de données, de paramétrage, de méthode ou d’interprétation.
Exécution
Des tolérances de chantier et des réglages d’installation sous-estimés.
Usage
L’effet rebond : l’économie réalisée appelle un usage plus intensif.
Maintenance
Des installations rendues obsolètes par méconnaissance, complexité ou coût.
¹ Cabeza, L. F., Bai, Q. et al., « Chapter 9: Buildings », in Climate Change 2022: Mitigation of Climate Change, contribution du Groupe de travail III au sixième rapport d’évaluation du GIEC, Cambridge University Press, 2022, §9.1, doi:10.1017/9781009157926.011.
Libre et ouvert
Ouvrir les savoirs pour habiter l’incertitude
Le climat qui vient est fait d’accidents : surchauffe, panne, inondation, gel, tempête. Aucune solution individuelle ne suffira à les traverser. La réponse que nous considérons robuste est collective. Elle consiste à mettre en commun les savoirs pour qu’ils puissent être repris, adaptés et enrichis par toutes et tous. C’est pourquoi tout ici est libre : ouvert à l’examen, à la critique et à la réappropriation.
Pourquoi le libre
Vérifier les hypothèses
Un calcul n’a de valeur que si l’on peut en lire les hypothèses. Des outils fermés produisent des résultats qu’il faut croire ; des outils ouverts produisent des résultats que l’on peut discuter.
Détourner les standards
C’est parce que Ladybug Tools est libre et open source que nous avons pu explorer des modèles non réglementaires et confronter la théorie à des pratiques situées. Nous rendons la pareille.
Rendre la conception aux concepteur·ices
Au XXᵉ siècle, le dimensionnement du confort a glissé des architectes vers les bureaux d’études et leurs logiciels. Des outils accessibles permettent à chacun·e de refaire ses propres calculs, et d’en assumer la responsabilité.
Notre approche du savoir libre
Gratuit et sans compte
Aucun abonnement, aucune inscription : tout se consulte librement.
Sans publicité ni traceur
Ni régie publicitaire ni mesure d’audience : vos visites ne sont pas suivies.
Formats ouverts
Des fichiers lisibles sans logiciel propriétaire, pour les reprendre et les adapter.
Sources citées
Données, figures et méthodes renvoient à leurs références et à leurs licences.
Contribuer
Une recherche ouverte, et inachevée
Les méthodes, protocoles et tutoriels publiés ici témoignent de processus expérimentaux, parfois inachevés. Ils sont pensés comme des matériaux évolutifs : à critiquer, à reprendre, à corriger.
- Proposer un article. Ce que vous avez déjà dû résoudre en agence — un script, un tableur, une méthode —, ou le support d’un cours ou d’un atelier, enrichi des difficultés rencontrées.
- Réutiliser les ressources dans vos cours, ateliers et projets, en citant la source.
- Signaler une erreur, une source manquante, un dispositif oublié.
Les auteur·ices
Ressources ouvertes d’architectures est développé et maintenu par
- ressources.archi (Anne Klépal & Thomas Roche)
- mlav.land (Maud Lévy & Antoine Vercoutère)
- Florian Chéraud